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Premiers ministres

22e premier ministre du Canada

Stephen Harper

Premier ministre conservateur du Canada, 2006–2015.

  • Conservateur
  • 2006–2015
  • né en 1959
Portrait de Stephen Harper

Biographie

Stephen Joseph Harper est né le 30 avril 1959 à Toronto et a grandi dans la banlieue de Leaside, puis à Etobicoke. Après un bref passage à l'Université de Toronto, il s'est installé à Edmonton, où il a travaillé au service du courrier d'une société pétrolière. Il a ensuite étudié l'économie à l'Université de Calgary, où il a obtenu un baccalauréat en 1985 et une maîtrise en 1991. Il a épousé Laureen Teskey en 1993; le couple a deux enfants.

Harper a travaillé comme adjoint d'un député progressiste-conservateur au milieu des années 1980, mais, déçu par le parti, il a contribué à fonder le Parti réformiste du Canada en 1987, dont il a été le responsable principal des politiques. Il a perdu une lutte dans Calgary-Ouest en 1988, mais a remporté le siège en 1993. Il ne s'est pas représenté en 1997 et est plutôt devenu vice-président, puis président de la National Citizens Coalition, un groupe de défense d'intérêts conservateur.

En mars 2002, Harper a remporté la direction de l'Alliance canadienne, qui avait succédé au Parti réformiste, et est revenu aux Communes à la faveur d'une élection partielle dans Calgary-Sud-Ouest. Il a négocié la fusion de l'Alliance avec le Parti progressiste-conservateur, qui a donné naissance au Parti conservateur du Canada en décembre 2003, et il en a remporté la direction en mars 2004. Le nouveau parti a réduit les libéraux à un gouvernement minoritaire à l'élection de 2004.

Harper a formé un gouvernement minoritaire à la suite de l'élection du 23 janvier 2006 et a été assermenté comme 22e premier ministre le 6 février. Son gouvernement a fait adopter la Loi fédérale sur la responsabilité, a réduit la TPS de sept à six, puis à cinq pour cent, a instauré un versement mensuel aux familles ayant de jeunes enfants et a appuyé une motion reconnaissant que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. En juin 2008, il a présenté les excuses officielles du gouvernement fédéral aux anciens élèves des pensionnats indiens. Bien que son gouvernement ait fait adopter une loi fixant la date des élections, il a déclenché des élections anticipées en octobre 2008 et a obtenu une minorité plus forte.

Devant un projet de coalition des partis de l'opposition, Harper a fait proroger le Parlement en décembre 2008. La réponse de son gouvernement à la récession comprenait le Plan d'action économique, un programme de dépenses en infrastructure et de mesures fiscales qui a entraîné plusieurs années de déficits. La mission de combat du Canada en Afghanistan s'est poursuivie jusqu'en 2011. En mars 2011, la Chambre a déclaré le gouvernement coupable d'outrage au Parlement et a adopté une motion de censure, et à l'élection du 2 mai 2011, les conservateurs ont remporté une majorité.

Fort de sa majorité, le gouvernement a aboli le registre des armes d'épaule, mis fin au monopole de commercialisation de la Commission canadienne du blé, retiré le Canada du Protocole de Kyoto, durci les lois sur la détermination des peines et fait adopter la Loi antiterroriste de 2015. Il a aussi dû composer avec le scandale des dépenses au Sénat. Le gouvernement a annoncé un budget équilibré pour 2014-2015. Harper a représenté Calgary Heritage après le redécoupage de 2015 et a perdu l'élection du 19 octobre 2015 aux mains des libéraux de Justin Trudeau.

Harper a quitté la direction du Parti conservateur après la défaite de 2015 et a démissionné de son siège en août 2016. Il a fondé une firme de consultation, a publié en 2018 un livre sur le populisme et le commerce et, la même année, est devenu président de l'Union démocrate internationale, une alliance de partis de centre droit.

La dette publique pendant le mandat

Dette/PIB à l’entrée en fonction
70,6 % (fin 2005)
À la fin du mandat
92 % (fin 2015)
Variation
+21,4 points de PIB
En dollars (de l’époque)
1,00 billion $ → 1,83 billion $

Dette publique brute de l’ensemble des administrations publiques, en proportion du PIB, à la fin de l’année la plus proche de chaque changement de premier ministre (FMI). Comparer tous les premiers ministres.

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