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Premiers ministres

13e premier ministre du Canada

John Diefenbaker

Premier ministre progressiste-conservateur du Canada, 1957–1963.

  • Progressiste-conservateur
  • 1957–1963
  • 1895–1979
Portrait de John Diefenbaker

Biographie

John George Diefenbaker est né le 18 septembre 1895 à Neustadt, en Ontario. En 1903, sa famille s'installe dans l'Ouest, dans ce qui est aujourd'hui la Saskatchewan, sur une terre de colonisation près de Borden, avant de se fixer à Saskatoon en 1910. Il étudie à l'Université de la Saskatchewan, où il obtient un baccalauréat en 1915, une maîtrise en 1916 et un diplôme en droit en 1919. Nommé officier pendant la Première Guerre mondiale, il part outre-mer en 1916, mais il est renvoyé au pays pour des raisons médicales l'année suivante.

Diefenbaker ouvre un cabinet d'avocat à Wakaw, en Saskatchewan, en 1919, puis s'installe à Prince Albert en 1924. Il se fait connaître comme avocat de la défense en droit criminel et plaide de nombreuses affaires de meurtre. Ses débuts politiques sont marqués par des défaites : il perd les élections fédérales de 1925 et de 1926, cette dernière contre Mackenzie King dans Prince Albert, ainsi qu'une élection provinciale en 1929 et une course à la mairie de Prince Albert en 1933. Il dirige les conservateurs de la Saskatchewan à partir de 1936, mais le parti ne remporte aucun siège aux élections provinciales de 1938. Il épouse Edna Brower en 1929; après le décès de celle-ci en 1951, il épouse Olive Palmer en 1953.

Diefenbaker est élu à la Chambre des communes dans Lake Centre, en Saskatchewan, en 1940, et représente Prince Albert à partir de 1953. Candidat défait à la direction du Parti progressiste-conservateur en 1942 et en 1948, il la remporte en décembre 1956. Aux élections du 10 juin 1957, les progressistes-conservateurs remportent le plus grand nombre de sièges, mettant fin à 22 ans de gouvernement libéral, et il est assermenté comme premier ministre le 21 juin à la tête d'un gouvernement minoritaire. Il déclenche de nouvelles élections pour le 31 mars 1958 et remporte 208 des 265 sièges, la plus forte majorité jusqu'alors.

Son gouvernement nomme Ellen Fairclough première femme ministre fédérale en 1957 et James Gladstone premier sénateur des Premières Nations en 1958. En 1960, le Parlement adopte la Déclaration canadienne des droits et accorde le droit de vote aux élections fédérales aux membres des Premières Nations inscrits sans exiger qu'ils renoncent à leur statut. Le gouvernement signe également l'accord de défense aérienne NORAD avec les États-Unis, instaure l'interprétation simultanée à la Chambre des communes et vend d'importantes quantités de blé à la Chine. En 1959, il annule le programme de l'avion de chasse Avro Arrow, et les pertes d'emplois qui s'ensuivent suscitent une controverse durable. À la conférence du Commonwealth de 1961, Diefenbaker s'oppose aux politiques d'apartheid de l'Afrique du Sud, et celle-ci se retire du Commonwealth.

Les progressistes-conservateurs sont réduits à un gouvernement minoritaire aux élections du 18 juin 1962. Les divisions au sein du Cabinet sur l'opportunité d'accepter des ogives nucléaires pour les missiles Bomarc et d'autres armes, ainsi que des relations tendues avec les États-Unis, affaiblissent le gouvernement. Celui-ci est défait sur une motion de censure en février 1963, et les libéraux de Lester B. Pearson remportent les élections du 8 avril 1963.

Diefenbaker demeure à la tête du parti comme chef de l'Opposition et maintient les libéraux en situation minoritaire en 1963 et en 1965. Devant les pressions croissantes au sein du parti, il perd la direction au profit de Robert Stanfield lors d'un congrès en 1967. Il continue de siéger comme député de Prince Albert, rédige des mémoires en trois volumes et est réélu pour la dernière fois en mai 1979. Il meurt à Ottawa le 16 août 1979, alors qu'il est toujours député, et est inhumé à Saskatoon, à côté du Centre Diefenbaker de l'Université de la Saskatchewan.

La dette publique pendant le mandat

Dette/PIB à l’entrée en fonction
58,4 % (fin 1956)
À la fin du mandat
66,6 % (fin 1962)
Variation
+8,2 points de PIB

Dette publique brute de l’ensemble des administrations publiques, en proportion du PIB, à la fin de l’année la plus proche de chaque changement de premier ministre (FMI). Comparer tous les premiers ministres.

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