9e premier ministre du Canada
Arthur Meighen
Premier ministre conservateur du Canada, 1920–1921 et 1926.

Biographie
Arthur Meighen est né le 16 juin 1874 sur une ferme près d'Anderson, dans le comté de Perth, en Ontario. Il fréquente l'école secondaire à St. Marys et étudie les mathématiques à l'Université de Toronto, dont il est diplômé en 1896. Il enseigne brièvement au secondaire en Ontario avant de s'installer au Manitoba en 1898.
Meighen s'établit à Portage la Prairie, où il étudie le droit; il est admis au barreau du Manitoba en 1903. Il y pratique le droit et participe activement au milieu des affaires local et au Parti conservateur. En 1904, il épouse Isabel Cox, institutrice; ils ont deux fils et une fille.
Meighen est élu à la Chambre des communes dans Portage la Prairie en 1908 et se fait rapidement connaître comme un habile débatteur. En 1913, il rédige les règles permettant au gouvernement de Robert Borden d'imposer la clôture des débats et, la même année, il devient solliciteur général, entrant au Cabinet en 1915. Pendant la Première Guerre mondiale, il joue un rôle central dans la rédaction et l'adoption de la Loi du service militaire de 1917, qui instaure la conscription, et de la Loi des élections en temps de guerre. Comme secrétaire d'État, puis ministre de l'Intérieur, il supervise la prise en charge des chemins de fer en faillite qui formeront les Chemins de fer nationaux du Canada. Pendant la grève générale de Winnipeg de 1919, il est ministre de la Justice par intérim et appuie des mesures législatives visant à expulser les chefs de la grève et à élargir la loi sur la sédition.
Au départ de Borden, le caucus unioniste choisit Meighen comme chef, et il devient premier ministre le 10 juillet 1920, à l'âge de 46 ans. Son gouvernement fait face à une récession économique, à l'opposition du Québec à la conscription et au mécontentement des agriculteurs de l'Ouest. Aux élections du 6 décembre 1921, les conservateurs terminent au troisième rang, derrière les libéraux et les progressistes, et Meighen perd son propre siège. Il revient à la Chambre pour Grenville, en Ontario, lors d'une élection partielle en 1922 et dirige l'Opposition.
Aux élections de 1925, les conservateurs remportent le plus grand nombre de sièges et Meighen reprend Portage la Prairie, mais Mackenzie King demeure au pouvoir grâce à l'appui des progressistes. En juin 1926, après que le gouverneur général lord Byng a refusé la demande de dissolution de King, Meighen accepte de former un gouvernement et redevient premier ministre le 29 juin 1926. Comme les ministres devaient alors solliciter un nouveau mandat lors de leur nomination, il nomme la plupart d'entre eux ministres par intérim. Le gouvernement est défait par une voix le 2 juillet et, aux élections du 14 septembre 1926, les libéraux l'emportent et Meighen perd de nouveau son siège. Il démissionne de la direction du parti la même année.
Meighen s'installe à Toronto et travaille dans le domaine de la finance et des placements. En 1932, R. B. Bennett le nomme au Sénat, où il est leader du gouvernement jusqu'en 1935. En novembre 1941, il est de nouveau choisi comme chef du Parti conservateur, démissionne du Sénat et brigue un siège lors de l'élection partielle de York-Sud de février 1942, mais il est battu par le candidat de la Fédération du Commonwealth coopératif. Il quitte la direction plus tard la même année et retourne aux affaires. Il meurt à Toronto le 5 août 1960 et est inhumé à St. Marys, en Ontario.
La dette publique pendant le mandat
1920–1921
- Dette/PIB à l’entrée en fonction
- 58,4 % (fin 1920)
- À la fin du mandat
- 74,1 % (fin 1921)
- Variation
- +15,7 points de PIB
1926–1926
- Dette/PIB à l’entrée en fonction
- 64,9 % (fin 1925)
- À la fin du mandat
- 62,9 % (fin 1926)
- Variation
- -2 points de PIB
Dette publique brute de l’ensemble des administrations publiques, en proportion du PIB, à la fin de l’année la plus proche de chaque changement de premier ministre (FMI). Comparer tous les premiers ministres.